Côte d’Ivoire : la CEDEAO booste la concurrence pour dynamiser l’économie numérique en gambie
La CEDEAO et ses partenaires misent sur une concurrence renforcée pour sécuriser l’économie numérique en Gambie
Banjul, Gambie — Dans un contexte marqué par l’essor fulgurant des échanges transfrontaliers et des plateformes digitales, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé un séminaire national à Banjul du 15 au 17 juin. L’objectif ? Sensibiliser les acteurs publics et privés aux enjeux concurrentiels liés à la transformation numérique et préparer le terrain pour des marchés ouest-africains plus résilients et équitables.
Cette initiative, portée par l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC) en collaboration avec le Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation en Afrique subsaharienne (PACoSPro), a réuni des responsables institutionnels, des représentants du secteur privé et des médias. L’accent a été mis sur l’importance d’une coopération renforcée pour anticiper les pratiques anticoncurrentielles et favoriser un environnement économique favorable aux populations de la région.
Un appel à l’action coordonnée pour des marchés plus justes
Lors de l’ouverture des travaux, le directeur exécutif de l’ARCC, le Dr Simeon Koffi, a insisté sur la nécessité d’une stratégie collective impliquant les autorités nationales, les institutions régionales comme l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et les partenaires internationaux. Selon lui, cette synergie est indispensable pour construire des économies mieux intégrées et plus protectrices des intérêts des citoyens.
« Notre collaboration avec les structures nationales de régulation, les organisations sous-régionales et les acteurs internationaux ne faiblira pas », a-t-il affirmé. « Elle permettra de renforcer la transparence des marchés et d’offrir à chaque acteur économique les mêmes chances de prospérer. »
PACoSPro : un accompagnement clé pour des règles adaptées aux mutations digitales
Représentant le PACoSPro, Mme Mariana Tavares a rappelé que ce programme, financé par l’Union européenne, joue un rôle pivot dans l’harmonisation des législations relatives à la concurrence et à la protection des consommateurs. Son objectif ? Aider les gouvernements à concevoir des politiques publiques capables de s’adapter aux réalités d’une économie en pleine mutation, où le numérique redéfinit les rapports de force.
« L’enjeu est de taille », a-t-elle expliqué. « Il s’agit d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre de cadres réglementaires modernes, capables de protéger à la fois les entreprises et les citoyens. »
La Gambie s’engage pour une concurrence loyale et un secteur privé dynamique
Au nom du gouvernement gambien, Mariama Fofana, secrétaire permanente adjointe du ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Intégration régionale et de l’Emploi, a réitéré l’engagement de son pays en faveur d’une économie de marché équitable. Elle a souligné que la concurrence saine est un moteur essentiel pour l’innovation, l’attractivité des investissements et la croissance économique.
« Notre priorité reste la création d’un cadre propice à une concurrence loyale, à la protection des consommateurs et au développement du secteur privé », a-t-elle déclaré. « C’est une condition sine qua non pour tirer pleinement profit de l’intégration régionale. »
Un partenariat régional pour des marchés plus attractifs et sécurisés
Les participants ont souligné que les défis posés par la mondialisation et l’économie numérique dépassent les capacités d’une seule institution. Une convergence des efforts entre les acteurs nationaux, régionaux et internationaux est donc indispensable pour garantir la prévisibilité des règles, renforcer l’attractivité des marchés ouest-africains et maximiser les bénéfices de l’intégration économique.
Cette collaboration entre l’ARCC, le PACoSPro et la Commission gambienne de la concurrence et de la protection des consommateurs (GCCPC) marque une étape importante pour l’espace CEDEAO. Elle vise à aligner la région sur les meilleures pratiques internationales en matière de droit de la concurrence et de protection des consommateurs, dans un contexte où le numérique impose de nouvelles normes.