Coopération algéro-tchadienne : lancement historique d’une centrale de 40 MW à N’Djamena

Lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la future centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena, le Premier ministre tchadien, Allamaye Halina, a mis en lumière l’importance cruciale des relations entre le Tchad et l’Algérie. En présence de hautes autorités des deux pays, il a salué la solidarité algérienne, un soutien qui s’inscrit dans la durée et qui vise à renforcer les capacités énergétiques du Tchad, tout en stimulant son essor économique et social.

Un projet structurant pour le développement tchadien

Le chef du gouvernement tchadien a exprimé sa profonde gratitude envers le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ainsi qu’envers l’ensemble du peuple algérien. « Ce projet d’envergure illustre la solidarité agissante entre nos deux nations et notre volonté commune de concrétiser des initiatives porteuses de progrès », a-t-il déclaré. La centrale, dont la réalisation a été actée lors d’un mémorandum signé en 2026, incarne cette dynamique de coopération bilatérale.

Une cérémonie marquée par l’engagement des deux États

L’événement a rassemblé une délégation algérienne de haut niveau, conduite par le Premier ministre Sifi Ghrieb, ainsi que des représentants des institutions tchadiennes. Allamaye Halina a souligné l’importance de cette rencontre, « qui concrétise la vision partagée par les Présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Abdelmadjid Tebboune ». Il a rappelé que la pose de cette première pierre symbolisait bien plus qu’un simple lancement de chantier : elle représente un engagement fort en faveur du développement durable et de la prospérité des populations.

Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur détermination à renforcer les échanges entre leurs pays, en s’appuyant sur des valeurs de confiance et de respect mutuel. L’accord de don signé en mai 2026 et les engagements pris dès avril de la même année ont permis de traduire rapidement cette ambition en actions concrètes, démontrant l’efficacité de la collaboration entre les équipes techniques des deux nations.

Les retombées attendues pour N’Djamena et ses habitants

La centrale électrique à turbines à gaz, d’une capacité de 40 MW, sera un levier majeur pour le Tchad. Elle permettra d’améliorer significativement l’accès à l’électricité, un enjeu stratégique pour les ménages, les établissements scolaires, les centres de santé et les entreprises locales. Parmi les bénéfices escomptés :

  • Un renforcement de la stabilité du réseau électrique ;
  • Un soutien accru aux activités économiques et industrielles ;
  • Une amélioration des services publics essentiels ;
  • Une réponse adaptée à la croissance démographique rapide de la capitale.

Le Premier ministre tchadien a réitéré l’engagement de son gouvernement à accompagner ce projet avec rigueur. « Nous veillerons à ce que toutes les conditions soient réunies pour garantir sa réussite », a-t-il assuré, évoquant notamment la sécurisation du chantier et le suivi méticuleux des travaux.

Un symbole de coopération africaine exemplaire

Au-delà de son utilité immédiate, cette centrale incarne une nouvelle ère dans les relations entre le Tchad et l’Algérie. Elle démontre la capacité des États africains à transformer leurs engagements en réalisations tangibles, au service de leurs populations. « Nous ne construisons pas seulement une infrastructure, mais un avenir partagé », a déclaré Allamaye Halina.

Ce projet pourrait également servir de modèle pour d’autres initiatives conjointes, notamment dans les domaines de la santé, de la formation et des infrastructures. La formation des techniciens tchadiens par des experts algériens garantira une gestion autonome de ce projet, renforçant ainsi la souveraineté énergétique du Tchad.

En clôturant son discours, le Premier ministre a lancé un appel à l’amplification de cette dynamique : « Que cette centrale soit le premier pas d’une longue série de collaborations fructueuses, au service de l’Afrique et de son développement ». Un message qui résonne comme un plaidoyer pour une coopération panafricaine toujours plus ambitieuse.