Comment les ex-mercenaires de Wagner financent leurs réseaux avec le tramadol en afrique

Les anciens combattants de Wagner alimentent leurs activités avec la revente de tramadol en Afrique

Trois ans après la disparition d’Evgueni Prigojine, les structures qu’il avait établies sur le continent africain semblent toujours actives. Une investigation récente met en lumière un trafic illégal d’antidouleurs opioïdes, dont le tramadol, comme source de financement des opérations résiduelles du groupe Wagner. Ce réseau, composé d’environ 500 anciens mercenaires restés en République centrafricaine, aurait trouvé dans le commerce de cette substance un moyen de perpétuer leurs activités.

Un trafic en plein essor après la mort du fondateur du groupe

Depuis août 2023, date de la mort d’Evgueni Prigojine, la Russie a progressivement transféré les activités internationales du groupe vers des entités contrôlées par l’État. Pourtant, une partie des anciens combattants de Wagner a choisi de rester en République centrafricaine, où leur leader Pavel Prigojine jouerait un rôle clé dans la gestion de ces réseaux clandestins. Le tramadol, puissant opioïde souvent surnommé « cocaïne des pauvres », serait au cœur de ce système financier illégal.

Un opioïde détourné pour alimenter les caisses des mercenaires

Le tramadol, médicament initialement destiné à soulager les douleurs modérées à sévères, est détourné de son usage médical pour alimenter un trafic lucratif. Les anciens mercenaires de Wagner, présents dans plusieurs pays africains, exploiteraient les failles des systèmes de contrôle pour écouler cette substance à grande échelle. Ce commerce illégal leur permettrait de financer une partie de leurs opérations, tout en maintenant une présence discrète mais persistante sur le continent.

Les autorités locales et internationales restent vigilantes face à l’ampleur de ce trafic, qui illustre la résilience des réseaux hérités de l’ère Prigojine. La lutte contre ce phénomène s’annonce complexe, dans un contexte où les frontières entre activités criminelles et stratégies géopolitiques deviennent de plus en plus floues.