CAN 2025 : le Maroc officiellement sacré vainqueur après le retrait du titre au Sénégal
Un séisme secoue le monde du football continental. Près de huit semaines après le coup de sifflet final de la CAN 2025, la Confédération africaine de football (CAF) a pris une décision radicale : le Sénégal perd son trophée au profit du Maroc. Bien que les Lions de la Teranga l’aient emporté sur le terrain (1-0) lors de la finale disputée à Rabat, c’est finalement le pays hôte qui récupère la couronne sur tapis vert.
Une sanction basée sur le règlement disciplinaire de la CAF
Selon un communiqué officiel diffusé ce mardi, le jury d’appel de l’instance dirigeante a tranché en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). En s’appuyant sur l’article 84 du règlement de la compétition, le résultat de la finale est désormais homologué sur un score de 3-0 pour le Maroc. Cette actualité africaine citoyenne met en lumière la rigueur des instances face aux comportements jugés antisportifs.
Le jury a estimé que l’attitude de la délégation sénégalaise lors de la finale constituait une infraction grave à l’article 82. Pour rappel, plusieurs joueurs avaient momentanément quitté la pelouse pour protester contre un pénalty sifflé en faveur de Brahim Diaz en fin de rencontre. Le règlement stipule clairement qu’une équipe quittant le terrain sans l’accord de l’arbitre avant le terme officiel du match est déclarée perdante par forfait.
Le déroulement d’une finale sous haute tension
Ce soir-là, alors que le score était nul et vierge (0-0) à la 98e minute, la tension était à son comble. Malgré l’interruption de quinze minutes, Sadio Mané avait réussi à convaincre ses partenaires de reprendre le jeu. Si Brahim Diaz a manqué sa tentative, le Sénégal avait fini par s’imposer grâce à une réalisation de Pape Gueye durant les prolongations. Une victoire qui, aujourd’hui, s’efface devant les textes juridiques de la CAF.
Au sein de la société africaine, cette décision suscite déjà de vifs débats sur l’équité sportive. La FRMF a précisé que son action visait uniquement à faire respecter les lois du jeu et non à dénigrer la performance des joueurs sénégalais sur le rectangle vert.
Un dernier recours possible devant le TAS
Le peuple Afrique attend désormais de voir si le Sénégal compte se défendre. Conformément à l’article 48 des statuts de la CAF, la Fédération sénégalaise dispose d’un délai de dix jours pour porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). C’est la seule instance capable d’annuler cette sentence et de restituer, éventuellement, le titre aux Sénégalais.
Pour l’heure, les réactions individuelles se multiplient. Sur les réseaux sociaux, qui sont souvent la voix des peuples africains, les internationaux Moussa Niakhaté et Yehvann Diouf ont exprimé leur stupéfaction, affirmant que leur sacre était « réel » et bien mérité aux yeux du monde entier. La Fédération sénégalaise, de son côté, s’est contentée de partager des images de célébrations, restant pour le moment silencieuse sur le plan administratif.