Campagne agricole 2026 : les défis de souveraineté alimentaire selon sonko
Campagne agricole 2026-2027 : le Sénégal face à ses défis alimentaires
Lors du dernier Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a recentré les débats sur les enjeux cruciaux de la prochaine campagne agricole d’hivernage. Une occasion pour dresser un bilan sans concession des forces et faiblesses du secteur, alors que l’objectif de souveraineté alimentaire reste plus que jamais d’actualité. Parmi les acteurs salués pour leur engagement, l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) se distinguent par leurs contributions majeures, notamment dans la production d’engrais et de semences de qualité.
Malgré ces avancées, le chef du gouvernement a pointé du doigt des dysfonctionnements structurels persistants qui entravent la pleine réalisation des ambitions nationales. Des lacunes qui, si elles ne sont pas corrigées, pourraient compromettre les résultats escomptés pour les prochaines récoltes.
Renforcer l’autonomie semencière et sécuriser l’accès aux intrants
Le Premier ministre a souligné plusieurs priorités urgentes pour garantir une agriculture performante et résiliente. Parmi elles :
- L’autonomie semencière, un enjeu majeur pour réduire la dépendance aux importations et renforcer la qualité des cultures.
- L’amélioration du ciblage des producteurs, afin d’éviter les inégalités dans l’accès aux ressources et aux subventions.
- La simplification de l’accès au crédit agricole, un levier essentiel pour moderniser les exploitations et dynamiser la production.
Le manque de maintenance des équipements agricoles et l’insuffisance criante des infrastructures de stockage ont également été désignés comme des freins majeurs à la compétitivité du secteur. Ces carences entraînent des pertes post-récolte et limitent la capacité du pays à stocker et distribuer efficacement les produits.
Digitalisation et transparence : les nouvelles armes contre les détournements
Pour lutter contre les irrégularités dans la distribution des intrants, Ousmane Sonko a plaidé pour une accélération de la digitalisation de la filière agricole. Une solution déjà testée avec succès dans les zones pilotes de Tivaouane et de Nioro, où les résultats encourageants ont démontré son efficacité. Cette approche vise à instaurer une traçabilité sans faille et à éliminer les pratiques frauduleuses qui grèvent le budget de l’État et pénalisent les agriculteurs.
En parallèle, le gouvernement a été chargé de garantir une transparence totale dans la gestion des subventions et des coûts des intrants. L’objectif ? Assurer une répartition équitable et une disponibilité effective des ressources sur l’ensemble du territoire, sans distorsion ni retard.