Bénin : une femme à un poste clé de la sécurité présidentielle
Une étape majeure vient d’être franchie dans l’histoire de la Garde républicaine du Bénin. Une capitaine, reconnue pour son engagement et son professionnalisme, vient d’être nommée aide de camp du chef de l’État. Cette distinction, inédite dans le pays comme dans toute l’Afrique de l’Ouest, consacre son parcours au sein d’une institution exigeante.
Lors de sa première apparition protocolaire au Conseil des ministres du nouveau septennat, son rôle central a marqué les esprits. Une présence qui rompt avec les traditions, où cette fonction était jusqu’ici exclusivement réservée à des officiers masculins.
Le poste d’aide de camp ne se limite pas à un simple accompagnement. Il exige une rigueur absolue, une réactivité sans faille et une maîtrise des protocoles de sécurité les plus stricts. La nouvelle recrue devra ainsi veiller sur le chef de l’État au quotidien, aussi bien lors des audiences au palais de la Marina qu’à l’occasion de ses déplacements officiels, au Bénin comme à l’étranger.
Cette nomination dépasse le cadre d’un simple choix individuel. Elle reflète une volonté affirmée de promouvoir l’égalité des genres au sein des forces armées et de sécurité, un secteur encore largement dominé par les hommes. Un signal fort en faveur de la place des femmes dans les institutions publiques.
Certains y voient aussi un écho aux Agojie, ces guerrières légendaires du royaume d’Abomey, symboles d’une bravoure féminine qui a traversé les siècles. Une référence historique qui ajoute une dimension culturelle à cette avancée.