André Luther Meka fustige le niveau de langue de Mamadou Mota lors d’un débat
Une sortie virulente du communicant du RDPC contre le vice-président du MRC
Le débat politique au Cameroun s’est déplacé sur le terrain de la maîtrise linguistique. André Luther Meka, cadre de la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), a publiquement exprimé son indignation face à la qualité de l’expression orale de Mamadou Mota, le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).
Cette réaction fait suite à une intervention télévisée de Mamadou Mota, survenue le dimanche 28 juin 2026. Pour le représentant du parti au pouvoir, la prestation oratoire du cadre de l’opposition a été perçue comme une offense à la langue de Ronsard et de Lamartine.
Un réquisitoire contre la forme et la syntaxe
Dans une déclaration particulièrement acerbe, André Luther Meka a affirmé être outré par ce qu’il qualifie de « massacre » du français. Il a notamment pointé du doigt des lacunes dans la morphosyntaxe et une mauvaise utilisation des concepts théoriques durant l’émission. Selon lui, ce passage médiatique illustre un manque de rigueur intellectuelle qu’il n’a pas hésité à dénoncer avec force.
« C’est le paroxysme de la médiocrité qui a été exposé dimanche dernier devant le petit écran », a-t-il martelé, visiblement agacé par la performance de son contradicteur politique.
Soutien à Maurice Kamto malgré les tensions internes
Au-delà de cette joute verbale sur la forme, l’intervention de Mamadou Mota visait principalement à défendre la position de Maurice Kamto à la tête du MRC. Le parti traverse actuellement une période de turbulences internes, marquée par les critiques de certains responsables, dont Willy Mengue.
Mamadou Mota a profité de son temps de parole pour réitérer sa loyauté envers le leader du mouvement, malgré les vents contraires et les velléités de contestation qui s’expriment au sein de sa propre formation politique. Cette défense n’aura cependant pas convaincu André Luther Meka, qui a préféré s’attarder sur les failles de son allocution plutôt que sur le fond de son message politique.