245 projets d’infrastructures bloqués au Sénégal : un coût de 279 milliards Fcfa

Un bilan alarmant des infrastructures à l’arrêt au Sénégal

Dakar compte désormais 245 projets d’infrastructures en situation de blocage, représentant un investissement public colossal de 279 milliards de francs CFA. Cette annonce a été faite par le Premier ministre Ousmane Sonko lors d’une réunion interministérielle dédiée aux questions d’infrastructures.

Des projets paralysés, des actifs dormants

Ces infrastructures, qu’elles soient achevées ou en cours de réalisation, ne peuvent actuellement pas être exploitées. Le diagnostic technique mené par les ministères a révélé que l’arrêt de ces chantiers a généré des actifs dormants estimés à 279 milliards de francs CFA. Une situation qui soulève des interrogations sur la gestion des finances publiques et l’efficacité des politiques de développement.

Des causes multiples : manque de moyens et problèmes techniques

Parmi les raisons évoquées par Ousmane Sonko, le manque de ressources financières apparaît comme le principal obstacle. D’autres projets sont à l’arrêt pour des raisons techniques, notamment des difficultés liées au raccordement des réseaux hydrauliques et électriques. Le Premier ministre a également pointé du doigt des problèmes d’anticipation dans la planification des infrastructures.

Des mesures correctives pour relancer les chantiers

Face à cette situation, Ousmane Sonko a pris des décisions fermes. Un comité dédié sera créé au niveau de la Primature pour finaliser l’inventaire des projets bloqués et en dresser un bilan complet. Le Premier ministre a par ailleurs demandé un complément d’inventaire, estimant que le recensement actuel n’est pas exhaustif.

Il a également insisté sur la nécessité d’anticiper les problèmes techniques liés aux raccordements, une étape souvent négligée dans la planification des infrastructures. Pour Ousmane Sonko, construire sans prévoir l’exploitation future est une erreur majeure qui contribue aux blocages observés.

Tolérance zéro contre les négligences

Le Premier ministre a vivement critiqué les retards de livraison et les défaillances imputables à la roublardise, à la négligence ou au laxisme des acteurs impliqués. Une tolérance zéro sera appliquée pour éviter que ces dysfonctionnements ne se reproduisent. Les pertes financières colossales engendrées par ces blocages doivent, selon lui, servir de leçon pour améliorer la rigueur dans la gestion des projets publics.